Week-end hyperactif pour les Lents lancés tous azimuts sur les meilleurs événements de la région ! Et avec un beau soleil de printemps ![]()
Et en premier aux Arcades et l’Aqueduc à Milly la forêt pour une course club qui a réuni 30 athlètes (9 sur le 13km et 21 sur le 23km) plus des marcheurs et marcheuses
Résultats du 13km
Résultats du 23km
Plus près, « A bou(t) de souffle pour Tiziana » à Bou a fait le plein avec un toujours aussi beau parcours. Petit contingent de Lents mais de haute qualité. ![]()
A cette occasion les anciens vous donnent leur combine secrète

Au fond de la Sologne, le semi de Center Parc

Des lents au semi de center parc on vous épargne la photo en maillot de bain
Plus loin le fameux ECOTRAIL de Paris avec le couple souriant Elsa & Franck et aussi Eric qui est abonné (voir son récit plus loin)
ÉcoTrail de Paris, 21 mars 2026 – 80 km d’Élancourt à la Tour Eiffel (by Eric)
Le plan de course était simple : ne pas trop se mettre en limite avec les barrières horaires.
Il fait grand soleil, pas trop chaud, il n’a pas plu depuis une semaine sur l’ouest parisien, tous les voyants sont au vert.
Dès le départ depuis la colline d’Élancourt vers 10h50, je voulais me ménager un peu sur les 25 premiers kilomètres, en courant autour de 7’30’’ au kilomètre, histoire de passer la première barrière avec une petite marge. Ensuite, mon objectif était de ralentir à environ 8’30’’ au kilomètre et tenir cette allure aussi longtemps que possible.
Les premiers 25 kilomètres se sont déroulés presque comme prévu. J’arrive à Buc avec seulement 4 minutes de retard sur mon plan, ce qui me laisse tranquille. Je fais le plein d’eau sans trop me charger, conscient que le ravitaillement suivant est à seulement 12 kilomètres. Je profite même d’un moment pour donner un peu de mon sang à une étude médicale proposée sur place. Une petite pause originale dans ce long périple.
Je repars d’un bon pas, mais très vite, dans un escalier en descente, une douleur aigüe se déclenche sur la face extérieure de mon genou droit. Plus j’avance, plus elle s’intensifie. Les descentes deviennent délicates, même le plat provoque des douleurs lorsque je cours. Par contre, marcher n’aggrave pas la douleur… Mais penser faire 50 kilomètres en marchant parait une épreuve interminable et, non envisageable.
Alors j’alterne : dès que ça se passe mieux, je cours un peu, puis je marche. J’essaye de ménager mon genou tout en avançant. Dans ma tête, je me dis que j’irai voir un ostéopathe au prochain ravitaillement. Mais l’idée d’abandonner commence doucement à émerger.
Arrivé à Viroflay, je me retrouve avec une bonne avance sur la barrière horaire : 20 minutes. J’en profite pour m’installer près des kinés, mais je ne suis pas le seul dans ce cas. J’attends longuement, quinze bonnes minutes, je fais bouger doucement le genou, la douleur semble s’atténuer un peu. Finalement, je repars sans avoir eu de soin, en gardant en tête que le prochain ravitaillement est à 12 kilomètres. Au pire, si ça ne va pas, je marcherai puis prendrai la navette.
Ces 12 kilomètres passent, toujours avec des descentes douloureuses, et j’alterne course et marche sur le plat. À Meudon, j’arrive avec 10 minutes d’avance sur l’horaire. Pause rapide, je lâche juste un peu de pression avant de repartir pour 6 kilomètres.
Arrivée aux terrasses de l’observatoire, la vue s’ouvre sur Paris et la Tour Eiffel qui semble soudain tellement proche. Pourtant, il reste encore 30 kilomètres d’après le plan, et ça paraît presque impossible. Sur le moment, j’ai une pensée pour Elsa et Franck, qui arriveront à cet endroit le lendemain.
Mentalement, c’est très dur. La tête est seule à vouloir continuer, les jambes supplient, fatiguées depuis longtemps. Les douleurs sont diffuses, nombreuses, je ne sais plus vraiment laquelle est la plus forte.
C’est la phase la plus critique : le prochain ravitaillement, c’est encore à 20 kilomètres. La nuit est tombée, il fait frais, et le parc de Saint-Cloud, interminable, défile lentement sous mes pas. J’avais déjà connu cette sensation l’année précédente, cette impression d’une distance qui ne finit jamais. L’an dernier, le message officiel annonçant la fermeture de la Tour Eiffel m’avait littéralement coupé les jambes. Cette fois, pas de mauvaise nouvelle, rien qui vienne briser le moral. Je serre les dents et me fixe un ultime objectif : rester sous les 10 minutes au kilomètre, condition indispensable pour accéder au premier étage de la Tour Eiffel.
Un dernier ravitaillement, des soupes bien chaudes, du fromage, des graines des fruits secs.
Enfin, la scène musicale, les quais de Seine apparaissent. L’île Saint Germain et son jardin. L’arrivée, on croit l’apercevoir, on pense être arrivé… puis il faut repartir en arrière. C’est long, éprouvant, on s’encourage mutuellement, les seuls qui ont encore une foulée dignes de ce nom sont les coureurs du 120km. Enfin, le pied de la Tour Eiffel, les 360 marches pour arriver au premier étage mais quel bonheur quand enfin, la ligne est franchie !
Je retrouve Madame qui a profité de sa journée parisienne pour aller à une expo au Grand Palais.
Si je devais avoir un regard critique sur la journée, j’ai regretté qu’il y ait plus de parcours urbains que l’an dernier, où, j’avais eu le sentiment que nous traversions plus de chemins forestiers, toutefois, comme l’an dernier le parcours était détrempé, nous avions eu deux ou trois gros orages dans la journée et, il avait beaucoup plu les jours précédents.
En dehors de cela, ce fut une très belle expérience, c’est pratique, c’est accessible en train aller et retour, pour moi, il faut prévoir l’hotel au pied de la Tour Eiffel, mais pour la plupart d’entre vous, vous pouvez avoir des trains en soirée.









Bravo à tous et particulièrement à Marie et Alain